Âme en fer forgé et fonds en plaquettes de bois ; cristal de roche ; cuivre repoussé, ciselé et doré ; glaces ; revers gainé d’une toile de couleur verte.
H. 142 cm. (56 in.) ; L. 140 cm. (55 ¼ in.).
PROVENANCE : collection du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905), dans le ‘salon rouge’ de l’hôtel Saint-Florentin, à Paris ; collection du baron Édouard de Rothschild (1868-1949) ; collection du baron Guy de Rothschild (1909-2007) et de son épouse, Marie-Hélène (1927-1996), née Van Zuylen Van Nyevelt Van de Haar, à l’hôtel Lambert à Paris ; puis par descendance, collection de la famille Rothschild jusqu’à nos jours.
SOURCE : The Rothschild Archive, Londres, Inventaire après le décès de Monsieur le Baron Alphonse de Rothschild, A. Cottin Notaire, le 16 octobre 1905 : « Hôtel Saint-Florentin, Salon Rouge, ‘Glace cristal Venise montée bronze – estimée trois cent francs’ ».
BIBLIOGRAPHIE : Christiane de Nicolay-Mazery, Visites privées, hôtels particuliers de Paris, Paris, 1999, p. 23.
Cet extraordinaire miroir vénitien de forme octogonale, en cristal de roche et cuivre repoussé, ciselé et doré, fit partie de la collection du baron Alponse de Rothschild (1827-1905), ornant le « salon rouge » de son hôtel sis au n° 2 de la rue Saint-Florentin, à Paris. Daté du 2e tiers du XVIIe siècle, ce miroir, aux dimensions particulièrement imposantes, est caractéristique des productions vénitiennes les plus luxueuses en la matière. Ce miroir, très rare, est identique à un petit corpus de miroirs vénitiens du même modèle qui furent acquis par la cour d’Espagne durant le second tiers du XVIIe siècle. Ces miroirs furent offerts comme des dons du monarque et de la grande noblesse du royaume aux institutions religieuses.