Un savoir-faire, une expérience unique

Une expérience unique

Un savoir-faire

« Les souvenirs de mon père sont pour moi très souvent associés à des moments passés ensemble dans nos ateliers de restauration. C’est là qu’il a essayé de me transmettre et de me communiquer son amour et le plaisir qu’il avait d’échanger avec les différents artisans qui formaient alors notre équipe. Nombre d’entre eux sont encore parmi nous aujourd’hui.

C’est pour moi un honneur d’avoir pu continuer cette tradition et préserver ce savoir-faireau cœur de notre entreprise, et j’ai plaisir aujourd’hui à partager avec vous quelques-unesde nos plus belles restaurations »

Section Header POUR LE DÉCOR INTÉRIEUR DE L’HÔTEL PARTICULIER D’ANTOINE DE LAURENS, 26 RUE DE L’OPÉRA, À AIX-EN-PROVENCE

LYSIMAQUE COMBATTANT LE LION, EXÉCUTÉE VERS 1686 PAR CHRISTOPHE VEYRIER (TRETS, BOUCHES-DU-RHÔNE, 1637 – TOULON, 1689)

« Cette statue que j’ai découverte lors d’une vente publique, alors que ni l’artiste ni sa provenance n’étaient alors connues, représente un apport majeur dans l’œuvre de Christophe Veyrier. Considérée comme disparue depuis plus de deux siècles, cette œuvre est restée dans son état d’origine. Elle est en tout point de qualité comparable aux œuvres majeures de Veyrier conservées au Metropolitan Museum of Art de New York et au Victoria & Albert Museum de Londres ».

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AIX-EN-PROVENCE, époque Louis XIV, vers 1686.

Marbre blanc

H. 121 cm (47 31 in.); L. 58 cm (22 31 in.); Pr. 44 cm (17 1/2 in.).

PROVENANCE: exécuté vers 1686 pour l’hôtel particulier d’Antoine de Laurens, 26 rue de l’Opéra, à Aix-en-Provence. Membre d’une importante famille originaire du duché de Toscane et connue en Provence depuis le XIVe siècle, Antoine de Laurens, 2e du nom, seigneur de Peyrolles, occupait la charge de grand Prévôt de Provence.

Collection Steinitz, catalogue 2010 et exposé à la Biennale des Antiquaires de Paris de la même année.

Fait aujourd’hui partie d’une prestigieuse collection particulière.

Section Header CONSERVÉS DANS LES COLLECTIONS DE LA REINE D’ANGLETERRE À BUCKINGHAM PALACE, TOUS DÉCORÉS DES MÊMES ARMES D’ALLIANCE DE GILLES LE BRUN (1667-1745), ÉCUYER, SIEUR DE LA FRANQUERIE, ET DE MARIE PÉPIN, DEMOISELLE DE BELLISLE1

PAIRE DE VASES CORNETS MONUMENTAUX EN SUITE AVEC TROIS AUTRES VASES IDENTIQUES

« Lorsque j’ai vu cette impressionnante paire de vases en porcelaine de Chine à décor Imari, ils m’ont immédiatement évoqué la suite de vases similaires conservés au Louvre aux armes du Régent Philippe II d’Orléans. C’est après avoir communiqué le détail des armoiries à mon équipe, et grâce à l’intervention de Philippe Palasi, qu’il s’est avéré qu’il s’agissait de la famille Pépin de Bellisle. Nous avons par la suite découvert que trois autres vases identiques aux nôtres, et dont les armoiries étaient restées jusqu’à ce jour non identifiées, étaient conservés à Buckingham Palace. Quelle formidable récompense pour nous que d’avoir pu contribuer à enrichir la documentation des collections de la Reine d’Angleterre ! ».

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Porcelaine dure à décor « Imari »: Chine, époque Kangxi, fours de Jingdezhen, province du Jiangxi, avant 1705.

Montures en bronze doré: Angleterre, début du XIXe siècle, vers 1800-1820. H. totale: 106 cm (41 3/4 in.).

ARMOIRIES: Armes de gauche : d’azur [d’argent] au lion de gueules [d’argent] accompagné de trois étoiles de d’argent [gueules] rangées en chef et d’un croissant aussi d’argent [de gueules] en pointe2. Armes de droite : d’azur au chevron componné de sept pièces de gueules et d’or [d’argent et de sable] accompagné de trois pommes de pin d’or [d’argent]3. Couronne de comte, armes d’alliances visibles à quatre reprises sur le bandeau de chaque vase.

Collection Steinitz, catalogue 2014 et exposé à la Biennale des Antiquaires de Paris de la même année.

Section Header PROVENANT DE LA PRESTIGIEUSE COLLECTION DES COMTES DE PEMBROKE À WILTON HOUSE

QUATRE BUSTES

« Il semble tout à fait improbable et absolument extraordinaire qu’une seule personne puisse en moins d’une décennie croiser le chemin, à des moments distincts, de quatre bustes italiens du XVIIe siècle, alors encore de provenance inconnue, mais qui, suite à nos recherches, se sont tous avérés provenir de l’une des plus prestigieuses collections anglaises du XVIIIe siècle, celle de Thomas Herbert, 8th Earl of Pembroke, à Wilton House. Cela m’est pourtant bien arrivé ».

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Buste de Néron : italie, Rome (?), XViie siècle, marbre blanc, H. 89 cm. (35 in.), NERO, gravé sur l’épaule gauche.

Buste de Marc-Aurèle: italie, Rome (?), XViie siècle, marbre blanc, H. 79 cm. (31 1/4 in.), MARCUS AURELIUS CAESAR SINE BARB, gravé sur le drapé.

Buste de Ciceron: italie, Rome (?), fin du XVie / XViie siècle, tête en marbre Nero antico, chlamyde en marbres antiques polychromes, H. 76 cm. (30 in.), L. 59 cm. (23 1/4 in.), Pr. 37 cm. (14 1/2 in.), M. TULLIUS CICERO gravé sur la chlamyde.

Buste de Metellus: italie, Rome (?), XViie siècle, H. 84 cm. (33 in.), marbre blanc.

Provenance des quatre bustes: Thomas Herbert, 8th Earl of Pembroke (1654-1732), Wilton House, Wiltshire.

Les bustes de Marc-Aurèle et de Néron font à nouveau partie aujourd’hui des collections du comte de Pembroke à Wilton House ; le buste de Cicéron fait désormais partie d’une grande collection privée ; et notre plus récente acquisition, le buste de Metellus, présenté pour la première fois à la Biennale des Antiquaires de Paris de 2017, fait toujours partie à ce jour de nos collections.

Section Header ORNÉS DE FLEURS DE LYS, PLACÉS EN 1800-1801 DANS LA SALLE À MANGER DE MADAME BONAPARTE, FUTURE IMPÉRATRICE JOSÉPHINE, AU PALAIS DES TUILERIES

SUITE DE QUATRE BRAS MONUMENTAUX À CINQ LUMIÈRES D’ÉPOQUE LOUIS XVI

« La puissance de ces muffles de lion a tout de suite éveillée mon appétit ! Je suis resté sous le choc de la qualité d’exécution de ces bras et la force de leur dessin. Sans pouvoir me l’expliquer, dans un réflexe instinctif et faisant abstraction de la description de ces luminaires comme étant d’époque Restauration fournie par la maison de vente (car mentionnés dans l’inventaire des Tuileries en 1826), je demandais à mon équipe une recherche complémentaire immédiate. Leur extraordinaire vitesse de réaction et leur aptitude à mettre le doigt sur l’information clef, nous permit, alors même que la vacation suivait son cours, de découvrir, grâce à un article publié en 2000 par Jean-Pierre Samoyault concernant « L’Appartement de la générale Bonaparte aux Tuileries », l’historique extraordinaire de ces bras. Précisément décrits dans l’inventaire des Tuileries de 1807, ils ornaient en effet, dès 1801-1802, la salle à manger de la future impératrice Joséphine aux Tuileries. Une fois l’acquisition réalisée, une étude plus poussée ne laissa aucun doute quant à leur datation d’époque Louis XVI ».

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Paris, époque Louis XVI, vers 1785.

Bronze ciselé et doré

H.130 cm (51 1/4 in.); L. 45 cm (17 3/4 in.); Pr. 21 cm (8 1/4 in.).

MARQUES ET INSCRIPTIONS: lettres TH accolées à une fleur de lys, marque du palais des Tuileries utilisée sous la Restauration, poinçonnée sous le rang de lumière supérieur de chaque bras.

PROVENANCE: exécutés sous Louis XVI, très certainement pour les maisons royales; placés en 1801-1802 dans la salle à manger de Madame Bonaparte au palais des Tuileries, inventoriés à cet endroit dans l’inventaire du palais dressé en 1807; puis placés en 1809 dans le salon de musique voisin (inventaire de 1809). Décrits à trois branches dans les inventaires du Ier Empire, ces bras seront ensuite décrits à cinq lumières dans tous les inventaires successifs du palais1. En 1826, ils se trouvaient dans le Salon de réception du duc d’Angoulême et en 1833, dans le Salon d’audience du roi Louis-Philippe. En 1855, ils furent inventoriés dans l’appartement de Napoléon III, petit-fils de l’impératrice Joséphine, ornant la salle à manger dite « de stuc» de l’Empereur: « 313 Huit bras bronze ciselé et doré, style Louis XVI, à 5 lumières sur 2 gradations, forme de lyre, ornés de branches de laurier et de guirlandes de fruits, terminée par une tête de lion et chute de feuilles de chêne, brandon à feuilles d’acanthe et bassin cannelé Hr 1 m 30c. »2 ;

collection du baron Elie de Rothschild (1917-2007) dans le Grand Salon de l’hôtel Masseran à Paris.

 

Collection Steinitz, catalogue 2016 et exposé à la Biennale des Antiquaires de Paris de la même annéer

Nicolas Raguenet, vue du palais des Tuileries en 1757. Paris, musée Carnavalet.
Section Header EXCEPTIONNELLE CONSOLE LIVRÉE EN 1808 PAR JACOB- DESMALTER (1803-1813) POUR LE CABINET DE TRAVAIL

L’EMPEREUR NAPOLÉON 1ER AU PALAIS DES TUILERIES, PUIS ENVOYÉE, À PARTIR DE 1832, AU PALAIS DE SAINT-CLOUD

« Les proportions antiquisantes très marquées de ce meuble sont impressionnantes. Bien qu’il soit important dans notre métier de ne pas uniquement privilégier la provenance d’un objet, savoir que cette console a fait partie de l’ameublement du cabinet de travail de Napoléon 1er m’a impressionné. Les Jacob, à travers leur réflexion et leur expérience, ont su adapté leur style à leur commanditaire. La puissance atypique de cette console se fait l’écho de la force de l’Empereur et exprime sa personnalité ».

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Paris, époque Empire, circa 1808.

Bois sculpté et doré ; bronze doré ; marbre rouge Griotte.

H.103.5 cm. (40 3/4 in.) ; L. 164.5 cm. (64 3/4 in.) ; Pr. 50 cm. (19 3/4 in.).

MARQUES ET INSCRIPTIONS : ST C 396 / S C 383 / S C 440 / 43709, marques et numéros d’inventaires au pochoir du palais de Saint-Cloud, visibles au revers de la traverse postérieure de la ceinture de la console.

PROVENANCE : la console a été livrée en 1808 par la maison Jacob-Desmalter pour le cabinet de travail de Napoléon 1er au palais des Tuileries. En 1832, elle fut envoyée dans le « Salon du Conseil » des appartements de Louis-Philippe au premier étage de l’aile gauche du palais de Saint-Cloud, ouvrant sur la cour d’Honneur. Sous le Second Empire, toujours à Saint-Cloud, elle fut placée dans le « Salon de Vénus », ancienne salle du Trône de Napoléon 1er. Elle y demeura jusqu’en 1869 : collection du château de Carheil (Loire-Atlantique).

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Jacques-Louis David (1748-1825), Napoléon 1er dans son cabinet de travail au palais des Tuileries, huile sur toile, 1812. Washington, The National Gallery of Art (inv. 1961.9.15).
Section Header AYANT APPARTENU AU COMTE NIKOLAÏ NIKITITCH DEMIDOFF (1773-1828), PUIS À SON FILS, ANATOLE NIKOLAÏEVITCH DEMIDOFF (1813-1870) AU PALAIS DE SAN DONATO À FLORENCE

PAIRE DE TORCHÈRES MONUMENTALES À DOUZE LUMIÈRES DE PIERRE-PHILIPPE THOMIRE (1751-1843, MAÎTRE EN 1772)

« Ces torchères de taille palatiale m’avaient pourtant échappé. C’est grâce à un ami proche, avec qui j’échangeais quelques aimables pensées, que je fus saisi par la beauté de l’une d’entre elles qui se trouvait dans ma ligne de mire. Malgré l‘intérêt que je portais à notre discussion, l’attention de mon esprit, dès cet instant, n’était plus qu’à ces objets...une fois l’acquisition réalisée, mon plaisir fut décuplé par la formidable découverte réalisée par mes équipes de la provenance Demidoff restée jusqu’alors inconnue »

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Paris, vers 1798-1800.

Bronze patiné et doré ; porphyre rouge ; bois laqué noir.

H. 255 cm. (8 3/8 ft. in.). L. 53 cm. (21 in.) ; Pr. 53 cm. (21 in.).

PROVENANCE: collection du comte Nikolaï Nikititch Demidoff (1773-1828), puis de son fils, Anatole Nikolaïevitch Demidoff (1813-1870), 1er prince de San Donato, et de son petit-fils, Paul Pavlovitch Demidoff (1839-1885), 2e prince de San Donato, au palais de San Donato à Florence, vente in situ au palais San Donato à Florence, le 15 mars 1880, sous la direction du commissaire priseur parisien Charles Pillet, lot n° 938 ; collection Aveline ; puis collection Balkany.

BIBLIOGRAPHIE: Maria Lucia Tonini, I Demidoff a Firenze e in Toscana, Leo S. Olschki, 1996.

Collection Steinitz, exposées pour la première fois à la Biennale des Antiquaires de Paris de 2017.

Vue du palais de San Donato, Florence, vers 1830.
Section Header PROVENANT DES COLLECTIONS DU TSAR ALEXANDRE III, PLACÉ APRÈS 1865 DANS LA « CHAMBRE BLEUE » DE SON ÉPOUSE MARIA FEODOROVNA AU PALAIS ANITCHKOV À SAINT-PÉTERSBOURG

EXCEPTIONNEL BUREAU PLAT À HUIT PIEDS

« L’exécution de ce bureau et son ornementation de bronze doré, malgré qu’elle soit une interprétation XIXe du style Louis XVI, de par son extrême qualité, m’avait fait comprendre l’importance de ce meuble. A peine le bureau entré dans nos collections, un ami amateur, partageant mon enthousiasme, me poussa à le lui vendre. J’acceptais son offre « malhonnête », sans même connaître l’origine du meuble. Bien évidemment, nous découvrions quelques jours plus tard son impressionnant historique. Conscient d’avoir conclu l’affaire trop vite, j’étais heureux d’avoir gagné un ami pour la vie ».

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Paris, vers 1865.

Bâti de bois tendre ; acajou ; bronze doré et cuir

H. 78.5 cm. (31 in.) ; L. 190 cm. (75 in.) ; Pr. 103 cm. (40 1/2 in.).

Inscriptions et marques visibles sous le bureau: Propriété de Sa Majesté Impériale / Palais d’Anitchkov / J\(° 29 bureau plat / J\(° 34 bureau bleu, inscriptions visibles en caractères cyrilliques imprimés et manuscrits à la plume sur une étiquette d’inventaire rectangulaire ; J\(° 29.-96.2., numéro d’inventaire manuscrit peint en rouge; 1840 [à deux reprises] / CEBД J\(° [numéro biffé], inscriptions au pochoir et à l’encre noire; présence sous chacun des deux caissons du bureau de l’empreinte d’un tampon ovale à l’encre noire à inscriptions cyrilliques très difficilement lisibles ; 1866 / 4, numéros inscrits à la mine de plomb sur une étiquette blanche circulaire au pourtour dentelé, collée à l’intérieur du tiroir central du bureau.

PROVENANCE: collection de Sa Majesté Impériale, le Grand Prince Alexandre Alexandrovich (futur empereur Alexander III), placé après 1865 dans la « Chambre bleue » de l’appartement de son épouse Maria Feodorovna au palais Anitchkov, à Saint-Péterbourg.

Le Tsar Alexandre III, son épouse Maria Feodorovna et trois de leurs enfants photographiés vers 1885.