La galerie du 6 rue Royale : Une demeure d’exception

La galerie du 6 rue Royale

Une demeure d’exception

6 rue Royale : du fermier général Le Roy de Senneville à la Maison Steinitz, en passant par Madame de Staël et la Maison Jansen, un lieu hautement chargé d’histoire…

Vue de la rue Royale dans les années 1900
Vue de la rue Royale dans les années 1900

La rue Royale, création et élévation

Le 21 juin 1757, par lettres patentes contresignées par Louis III Phélypeaux (1705-1777), comte de Saint-Florentin, chancelier et garde des Sceaux, ministre d’Etat et secrétaire d'État à la Maison du Roi, enregistrées au Parlement de Paris le 6 juillet de la même année, Louis XV donnait naissance à la rue Royale en même temps qu’à la place portant son nom, future place de la Concorde: « Que la place destinée à recevoir le Monument que nous avons bien voulu agréer, continuera d’être formée et construite jusqu’à son entière perfection dans l’emplacement par Nous désigné, de l’esplanade située entre le fossé qui termine le Jardin de notre Palais des Tuileries, l’ancienne porte et faubourg Saint-Honoré, les allées des Champs-Elysées et du Cours de la Reine et le quai qui borde la Rivière, et que tous les ouvrages de constructions et de décorations nécessaires pour la formation et perfection de ladite place, seront faits par les ordres et par les soins desdits Prévôt des Marchands et Echevins, et exécutés par le maître général des Bâtiments de la ville, sous la conduite et inspection du sieur Gabriel notre Premier architecte et à l’exception seulement des murs de terrasse faisant la clôture du Jardin de notre Palais des Tuileries pour la reconstruction desquels nous nous réservons de donner nos ordres particuliers, le tout conformément aux plans et desseins par nous approuvés et à attacher sous le contre-scel de notre Chancellerie »1.

Dès le 31 août 1757, les architectes adressaient l’« Elevation de la façade des Bâtiments de la rue Royale avec l’arrachement du Pavillon de l’Encoignure de la dite rue sur la place » à M. Lombard, maquettiste, pour faire le modèle qui doit servir à étudier les perspectives2. Bâti au cours vers 1758-1759, cette artère, parmi la plus prestigieuse de la capitale, reliant la Madeleine à la place de la Concorde, formait à l’origine un ancien chemin, prolongement de la rue Basse-du-Rempart et du boulevard de la Madeleine, qui longeait l’enceinte de Louis XIII depuis la troisième porte Saint-Honoré - démolie en 1733 - jusqu’à la Seine. Cette rue s’appela successivement chemin des Remparts au XVIIe siècle, chemin des Fossés-des-Tuileries en 1714, rue Royale-des-Tuileries en 1768, rue de la Révolution en 1792, rue de la Concorde en 1795, puis à nouveau rue Royale-Saint-Honoré le 25 avril 18143. Dans le but d’harmoniser l’ensemble et de mettre en adéquation l’architecture des futurs immeubles privatifs de la rue – nos 1 à 15 et 2 à 14 – avec les somptueux bâtiments à colonnades de la place, abritant respectivement aujourd’hui le ministère de la Marine, et l’hôtel Crillon, Gabriel imposa une façade uniforme aux élévations à cinq niveaux de la rue Royale.

Vue actuelle de la Rue Royale, dans l’axe place de la Concorde et église de la Madeleine
Vue actuelle de la Rue Royale, dans l’axe place de la Concorde et église de la Madeleine

D’une architecture à la fois sobres et d’une très grande majesté, les façades de la rue Royale furent ainsi dotées d’un premier niveau entresolé rythmé d’arcades à clefs unies flanquées de larges pilastres en aplat et léger ressaut à ordre dorique, alternant avec des baies plus étroites et rectangulaires, ornées de chambranles à crossettes, offrant ainsi un mouvement serlien à l’ensemble. De hautes fenêtres à chambranles à crossettes et abaques, munies de balconnets, forment l’étage noble, surmonté d’un attique à fenêtres carrées et d’un étage de comble à fenêtres à frontons triangulaires. Les lots situés derrière ces façades furent cédés à des architectes et entrepreneurs, tels André Aubert († en 1812) ou Louis Le Tellier († en 1785) qui, souvent associés à des hommes d’affaires dont beaucoup étaient des fermiers généraux, réalisaient dans le Paris du Siècle des Lumières de fructueuses affaires immobilières4.

Le bâtiment en forme de « L » situé derrière la façade correspondant au n° 6 qui nous intéresse ici fut élevé vers 1769-1770 par l’architecte Louis Le Tellier († en 1785), contrôleur des Bâtiments du Roi, qui avait emporté le marché pour une partie des bâtiments de la place Louis XV dès 17575. Sur un terrain allant jusqu’à la rue Saint-Florentin, Le Tellier éleva au même moment quatre hôtel, deux ouvrant sur la rue Royale, nos 6 et 8, adossés à deux autres hôtels ouvrant sur la rue Saint-Florentin. Architecte aux affaires florissantes, Le Tellier avait pris part à la construction de la nouvelle église Saint-Louis, de celle du Grand Séminaire et de l’Opéra royal à Versailles, et fut l’auteur à Paris de nombreux hôtels particulier et autres bâtiments officiels ou religieux, comme l’hôtel de la Monnaie auquel il participa sur les plans de l’architecte Antoine. Secondé par son fils, Louis-Pierre, il édifia pour son propre compte, rue Royale, outre l’hôtel du no 6, celui de La Tour du Pin-Gouvernet, sis au no 8, élevé également en 1769, puis quelques années plus tard, à partir de 1781, ceux correspondant aux numéros 9, 11 et 13, connus aujourd’hui sous le nom d’hôtels Le Tellier6. Une expertise finale eut lieu le 26 août 17857. Pour leur décoration, l’architecte fit appel à l’équipe qui était déjà intervenue pour lui en 1767-1768 à l’hôtel Tessé, au no 1 quai Voltaire, pour le compte de Charlotte de Béthune-Charost et son fils, le comte de Tessé, grand écuyer de la Reine. Cette équipe comprenait en particulier le sculpteur Pierre Fixon, dit Fixon Père, qui s’associa à partir de 1771 avec son fils, Louis-Pierre Fixon, le marbrier Le Franc, et le menuisier Huyot. En 1781, un autre menuisier nommé Maréchal intervint sur le chantier des nos 9, 11 et 13 de la rue Royale aux côtés du couvreur Benoist, du serrurier Taillant, du vitrier Préau, du carreleur Godard, du maître peintre Presle et du paveur Penel8. Des salons provenant du no 11 de la rue Royale, et réalisés donc sous la direction des Le Tellier, ont été remontés au musée Nissim de Camondo9 et au Museo Nacional de Arte Decorativo, au sein de l’hôtel Errazuriz, à Buenos Aires10, un salon provenant du no 13, connu sous le nom de salon de compagnie de l’appartement du marquis de Vichy, orne aujourd’hui une salle du Philadelphia Museum of Art, à Philadelphie, aux Etats-Unis, don d’Eleanore Elkins Rice en 192811. A sa mort en 1785, Louis Le Tellier possédait vingt-deux immeubles à Versailles, Paris, Chaville et Châtillon-sous-Bagneux12.

Godefroid Marie Eleonore (1778-1849), Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein dite madame de Staël (1766-1817), huile sur toile. Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon (inv. MV 4784).

Des hôtes célèbres

Le premier locataire du n° 6 de la rue Royale fut Jean-François Le Roy de Senneville (1715-1784), secrétaire du Roi de 1752 à 1780 et fermier général de 1772 à 1780, qui l’occupa jusqu’à sa mort en 1783. Le Roy de Senneville avait épousé une Jarente, fille de Balthazar-Alexandre, marquis d’Orgeval, et sœur de l’épouse de Laurent Grimod de La Reynière, fermier général de 1756 à 178013. Grand amateur, il possédait dans son hôtel de la rue Royale une exceptionnelle collection de tableaux et de pastels des différentes écoles, de sculptures, de bronzes et d’objets d’art qui furent décrits à l’occasion de deux ventes, dont l’une eut lieu de son vivant du 5 au 11 avril 178014, et la seconde après son décès en 1784. Figurèrent ainsi dans la vente de 1780, plusieurs groupes de Clodion - Satyre ajustant des fleurs dans les cheveux d’une Nymphe et pendant avec un Faune qui presse une grappe de raison dans la bouche d’une bacchante, ainsi qu’un groupe de deux enfants représentant La Poésie & La Musique, morceau exécuté en marbre pour M. l’Abbé Terray - un groupe de Clodion Frère et un autre de Challe; ainsi qu’une importante collection de bronzes, dont une Andromède attachée au rocher par Robert Le Lorrain qui provenait de la collection de Blondel de Gagny - no 485 de son catalogue de vente - deux Chevaux par Girardon, un groupe montrant Latone accompagnées de ses enfans, par Le Gros, sur un socle doré d’or moulu, ou encore Un Enfant couché, par Germain Pilon, porté sur un coffre ouvrage de Boule, garni de quatre tiroirs fond écaille fermant à clef & orné de pilastres & bas-relief encadré, représentant des Jeux d’enfans. Le tout porté sur quatre boules dorées en or moulu. Un buste de Vitellius à tête en porphyre et la base en marbre noir rehaussée d’une draperie en marbre blanc et ornements de bronze doré, de 27 pouces de haut, deux vases de granit gris sur des socles en brocatelle d’Espagne, un beau vase de porphyre couvert & ajusté d’anses de serpents prises dans la masse, des meubles de Boulle, dont un Coffre, en tombeau, nommé toilette et son pieds de Boule, contrepartie, à masques féminins et de lion, de 54 pouces de haut, de 2 pieds 8 pouces de long, et 20 pouces de profondeur, une pendule à éléphant signée par Julien Le Roy, plusieurs nécessaires, vases, garnitures de cheminée et objets de porcelaine de Sèvres, de Saxe et autres manufactures complétaient cette riche collection. Parmi cette dernière, les tableaux occupaient une place de choix. Dans la vente après décès de 1784, pas moins de quarante-neuf tableaux de l’école française figurèrent à la vente, parmi lesquels un Sébastien Bourdon (Scène paysanne), deux Parrocel, un Pater (Jeune femme en chemise sur un lit), trois Boucher (Paysages), deux marines de Joseph Vernet (Calme et tempête), deux Greuze (Jeune fille tricot et Jeune fille à l’oiseau), six Fragonard, quarante-sept œuvres des Écoles du Nord, dont un Jean Brueghel (Le canal glacé), deux Teniers (vue de mer et Intérieur paysan), deux Philips Wouwerman (Cavaliers), un Paul Potter (L’enlèvement d’Europe), trois Ruysdael (Paysage et vue sur la Meuse), enfin trente-sept tableaux de différentes écoles, dont quinze à sujets religieux. Il y avait encore chez Le Roy de Senneville vingt-huit pastels sous verre, dont un Boucher: La bouquetière de l’Opéra, provenant de la collection de Blondel de Gagny, et deux Fragonard (Paysages). On notait encore en 1784 une riche série de porcelaines de Sèvres et de Saxe, des vases, tasses, caisses à oignons, garnitures de cheminée, vases de Chine ornés de pagodes et montés avec col, guirlandes et pieds de bronze doré, ou encore un pot-pourri d’ancien Japon15.

Élisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842), Portrait de la vicomtesse de La Blache, née Catherine Le Roy de Senneville, fille du fermier général Jean-François Le Roy de Senneville (1715¬1784), vers 1770. Collection particulière.

Lui succéda le contrôleur de la Maison de la comtesse de Provence, Marc Randon de La Tour, également trésorier payeur général de la Maison du Roi. En 1787, celui-ci devint propriétaire du château de Mortefontaine à Villers-Saint-Paul dans l’Oise, ancienne propriété d’Antoine de Sartine (1729-1801), lieutenant général de police puis secrétaire d'État de la Marine, qu’il fit entièrement rebâtir. Colonel de la Garde nationale de Creil en 1791, il fut arrêté sous la Terreur et ses biens furent mis sous séquestre en vertu d'un décret de la Convention Nationale promulgué en janvier 1794. Randon de La Tour fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 27 juin 1794, et guillotiné le jour même place du Trône-Renversé, actuelle place de la Nation. Au début de la Restauration, vers octobre 1816, le 6 rue Royale accueillit pour une très courte période l’une de ses plus illustres locataires en la personne d’Anne-Louise Germaine de Staël (1766-1817), fille du fameux Jacques Necker (1732-1804), riche banquier d’origine genevoise nommé directeur du Trésor royal par Louis XVI en 1776, après la disgrâce de Turgot, puis ministre des Finances et membre du Conseil du Roi en 1788. Né à Paris en 1766, Germaine de Staël fut élevée dans un milieu d'intellectuels où Buffon, Marmontel, Grimm, Edward Gibbon, l'abbé Raynal ou encore Jean-François de La Harpe fréquentaient assidûment le salon de sa mère. Étonnamment précoce, elle résumait à quinze ans L'Esprit des lois, causait avec les philosophes, lisait Rousseau avec passion. A vingt ans, elle épousa le baron Eric Magnus de Staël-Holstein (1749-1802), ambassadeur du roi Gustave III de Suède auprès de la cour de France à Versailles. Ils se séparèrent en 1800. La baronne de Staël accueillit la Révolution d'abord avec enthousiasme, mais détesta les crimes commis pendant la Terreur, même si elle resta fidèle aux idées de la Constituante. Elle mena une vie sentimentale agitée, nourrit une grande tendresse pour François de Pange, et entretint en particulier une relation orageuse avec Benjamin Constant, écrivain et homme politique franco-vaudois rencontré en 1794. Ses premiers écrits politiques furent des Réflexions sur la paix adressées à M. Pitt et aux Français et des Réflexions sur la paix intérieure, parues en 1793. En 1796, elle publia un ouvrage moral et politique : De l'influence des Passions sur le bonheur des individus et des Nations, et, en 1799, écrivit, pour faire suite à ce livre, un ouvrage longtemps inédit intitulé Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution. Elle fut persécutée sous le Consulat et sous l'Empire, ayant fait de son salon, en 1802, un centre d'opposition contre Napoléon Bonaparte, et fut finalement contrainte à l’exil. Ses publications au cours de cette période pour le moins mouvementée sont célèbres : De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales en 1800 ; le roman Delphine en 1802 ; Corinne et l’Italie en 1807, et en 1810, son fameux ouvrage : De l'Allemagne. Elle voyagea en Autriche, en Russie, en Suède, en Angleterre, en Suisse où elle séjourna longtemps dans son château de Coppet, en Italie et en Allemagne. Elle se remaria en 1811 avec un jeune officier genevois, Albert de Rocca. Ralliée aux Bourbons, Madame de Staël rentra en France au printemps 1814, après avoir publié outre-Manche Sapho ainsi que ses Réflexions sur le suicide. Elle quitta à nouveau Paris après la courte période des Cent-Jours, mais fut de retour au début de la Seconde Restauration. C’est à cette occasion qu’elle loua l’appartement sur cour du 6 rue Royale où elle reçut brillamment ministres et généraux. Mais en février 1817, elle fut terrassée par une attaque cérébrale en se rendant à un bal que donnait le duc Decazes. Bien qu’alitée et souffrante, Madame de Boigne et Châteaubriand lui rendirent visite au 6 rue Royale. Transportée par sa famille dans une maison proche appartenant à Sophie Gay, sise rue Neuve-des-Mathurins, elle continua encore à recevoir, faisant même en sorte de réunir un en couple célèbre Juliette Récamier et Châteaubriand. Madame de Staël s’éteignit peu après, le 14 juillet 1817.

Un haut-lieu du commerce de luxe parisien

Après la Restauration, la rue Royale perdit progressivement son caractère résidentiel et devint l'un des hauts-lieux du commerce de luxe parisien, particulièrement à partir de la fin du XIXe siècle. Les grands joailliers-bijoutiers quittèrent alors le quartier du Palais-Royal pour s'installer rue Royale, à l’image de la célèbre maison Fouquet, installée au no 6, et de la maison Heurgon qui occupait depuis 1865 le no 15. Cette tendance perdura jusqu’à nos jours : les plus grandes enseignes de luxe telles que Chanel, Dior, Gucci ou Cerruti s’installèrent rue Royale. Précurseur de l’arrivée de la Maison Steinitz, la Maison Jansen occupa, en 1881, le no 6, et s’établira également au no 9. La célèbre Maison de décoration s'installa dans la travée située à gauche de la porte cochère du no 6, incorporant l'ancien appartement de Madame de Staël au moyen d'un escalier monumental pris sur d'anciennes écuries, et relié plus tard à une construction du début du XXe siècle édifiée sur la cour. À droite de la porte cochère, le joaillier Fouquet commanda en 1901 pour sa boutique un remarquable décor de style 1900 conçu par Alphonse Mucha et réalisé avec l'aide de la Maison Jansen. Cet incroyable décor fut déposé en 1923. Il est aujourd'hui visible au musée Carnavalet.

Alphonse Mucha (1860-1939), Vue de la boutique du bijoutier Georges Fouquet au 6 rue Royale, vers 1900. Paris, musée Carnavalet, donation au musée en 1941.
Porte cochere du 6 rue Royale

Le 6 rue Royale aujourd’hui

Ce lieu hautement chargé d’histoire, où un salon de l’étage noble a conservé son décor d'origine des années 1770, et où subsiste l'escalier d'honneur, avec sa rampe en fer forgé d'époque Louis XV, abrite aujourd’hui les nouveaux salons d’exposition de la galerie Steinitz. Formidable clin d’œil aux « Gobelins » rêvés et créés par Bernard Steinitz, cette « installation » en plein cœur de Paris n’est pas non plus sans évoquer, toutes proportions gardées, le Garde-Meuble de la Couronne, qui avait été déménagé, en 1774, place Louis XV, mitoyen de notre hôtel sur cour du no 6 rue Royale, dans le vaste bâtiment à colonnade de Gabriel affecté depuis la Révolution au Ministère de la Marine. Ce lieu prestigieux avait été spécialement construit à l’usage du Garde-Meuble, avec ses pièces d’exposition, ses logements, dont le somptueux appartement qui subsiste de nos jours de Thierry de Ville d’Avray (1732-1792), intendant et contrôleur général des Meubles de la Couronne de 1784 à sa mort, ses bureaux, ses magasins et ses ateliers...

  1. Archives nationales, O1 1585-307 ; cité par Jean Ducros, « La place de Louis XV », Les Gabriel (sous la direction de Michel Gallet et Yves Bottineau), Paris, 1982, p. 270.
  2. ; voir aussi H. Clouzot, « La rue Royale », dans La renaissance de l’art français et des industries de luxe, 1924, p. 344-345 ; et Bruno Pons, « Hôtels Le Tellier (1785), 9, 11 et 13 rue Royale », Grands décors français, 1650-1800, Dijon, 1995, p. 380-381.
  3. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, vol. II, L-Z, Paris, 1963, p. 368-369.
  4. Voir P. Pinon, « Lotissements spéculatifs », in Soufflot et l’architecture des Lumières, Paris, 1980.
  5. Archives nationales, M.C.N., CXXI 369, 20 mars 1757, Société avec Laubard et Pierre Louis Le Tellier ; cité par Pons, cit., p. 430, note 424.
  6. Archives nationales, M.C.N., LVII 553, 24 avril 1781, Vente d’une portion de terrains place Louis XV par les Echevins de la Ville de Paris à M. Le Tellier ; cité par Pons, cit., p. 430, note 426.
  7. Archives nationales, Z1j 1139 ; cité par Michel Gallet, Les architectes parisiens du xvIIIe siècle. Dictionnaire biographique et critique, Paris, 1995, p. 346.
  8. Cité par Pons, cit., p. 430, note 428 ; cité également d’après Pons par Hervé Gransart, « Rue Royale, chez Mme de Staël », Connaissance des Arts, no 666, décembre 2008, p. 133.
  9. Salon de compagnie de l’appartement du comte de Menou ; voir Pons, cit., p. 388-389.
  10. , p. 390-391.
  11. , p. 392-394.
  12. Voir Gallet, cit., p. 346.
  13. Voir Yves Durand, Les fermiers généraux au xvIIIe siècle, Paris, 1996, p. 361.
  14. Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art, collections Jacques Doucet, VP RES 1780/7, Catalogue d’une belle collection de tableaux originaux des meilleurs maîtres françois et hollandois, figures en bronze, porcelaine anciennes, & autre, pendules à répétition, & divers objets curieux, qui composent le Cabinet de M*** [Jean-François Le Roy de Senneville], vente organisée à Paris du 5 au 11 avril 1780 sous la direction de Chariost et de Paillet.
  15. Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art, collections Jacques Doucet, VP 1784/34c, Catalogue de tableaux des trois écoles, pastels, dessins sous verre, bronzes, porcelaines anciennes, de Sève & de Saxe, pendules par de bons auteurs, feux, bras dorés & belles girandoles, bureau en marqueterie par Boule, petites bibliotheques, secrétaire & autre meubles en différens bois de placage, qui composent le Cabinet de feu M. Le Roy de Senneville, vente à Paris qui se tint le 26 avril 1784 sous la direction de A. J. Paillet ; citée par Durand, op. cit., p. 536-537.