Historique

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Historique

La Maison Steinitz, créée en 1968, a, grâce à son fondateur Bernard Steinitz, atteint une renommée mondiale. La qualité et la rareté des objets présentés et découverts ont notamment permis d’établir des relations privilégiées avec les musées et institutions culturelles, tels que le musée du Louvre, le Metropolitan Museum of Art de New York, le J.P. Getty Museum de Los Angeles ou le musée de Jérusalem.

Ayant rejoint l’entreprise familiale en 1991, Benjamin Steinitz préside désormais aux destinées de la Galerie Steinitz. Son parcours atypique comprend une expérience dans l’art contemporain avec la « Prisunic Gallery » à New York, fondée à la fin des années 1980 avec son frère Paul Steinitz. Depuis, de Moscou à San Francisco, de Londres à Palm Beach et New York, il se singularise notamment par la présentation d’expositions, toutes reconnues pour leur excellence.

A la fois prolongement et renouveau, l’ouverture de la nouvelle Galerie Steinitz 6 rue Royale, s’appuyant sur une sélection d’œuvres exceptionnelles, établit un dialogue entre objets anciens aux origines variées et pièces modernes.

Section Header Les Grandes Personnalités aiment à se retrouver chez les STEINITZ

Les Galerie Steinitz

Par Monsieur Daniel Alcouffe
Conservateur général honoraire au musée du Louvre

A combien d’adresses sommes-nous allés rendre visite à Bernard et Simone puis à Benjamin ? En ce qui me concerne j’ai connu Bernard à la cour de Varenne, 42 rue de Varenne, un endroit ombragé où Paul a fait ses premières expositions. C’est là que Bernard m’a montré, avec beaucoup de simplicité, la magnifique porte aux chiffres d’Henri II et de Catherine de Médicis qu’il avait sauvée et qu’il a donnée au Louvre. Les visites suivantes eurent lieu 4 rue Drouot, dans un bel espace situé en étage qu’avait réhabilité Daniel Pasgrimaud, ami disparu prématurément, dont les décors, de biennales en particulier, n’ont pas été oubliés. Bernard et Simone s’installèrent ensuite dans l’hôtel du 75 rue du Faubourg-Saint-Honoré qui permettait de montrer les œuvres en situation dans des conditions encore plus flatteuses. Ils le quittèrent pour coloniser la galerie qui s’étendait de l’avenue Matignon à la rue du Cirque, créant là aussi des salons accueillants, avant que Benjamin prenne possession de nouveau d’un autre hôtel, au 77 rue du Faubourg-Saint-Honoré. Ajoutons que les Steinitz ont aménagé aussi nombre de décors éphémères, à la Biennale ou à Maastricht, tirant parti au mieux de tous les espaces (je me rappelle une biennale où l’emplacement affecté à Bernard comportait une incommode colonne centrale dont il avait su faire un élément décoratif). D’un lieu à l’autre, un trait constant en effet: le goût Steinitz, héréditaire, caractérisé par l’importance du rôle des boiseries que Bernard aimait tant et qu’il avait su faire aimer de nouveau. Les objets créent l’atmosphère qui elle-même les met en valeur. C’est maintenant rue Royale qu’on va retrouver cette ambiance puisque la galerie pleine de vitalité s’y agrandit physiquement en même temps qu’intellectuellement elle s’ouvre au XIXe siècle. Encore un nouveau chapitre.
Il est un autre trait permanent chez les Steinitz: l’intérêt pour la préservation du patrimoine, qui a incité Bernard à participer à la conservation de diverses demeures historiques ou à mettre à l’abri en les offrant au Louvre des objets qu’il avait découverts. La notion de patrimoine comprenait pour lui la conservation du savoir-faire et des métiers d’art. C’est une vraie petite manufacture des Gobelins, étant donné la diversité des activités qui y sont représentées, qu’il a aménagée à Saint-Ouen. Benjamin la transfère aussi rue Royale, à proximité de l’ancien Garde-Meuble de la Couronne.
Applaudissons, en ces temps difficiles, la vitalité de la galerie Steinitz, en formant beaucoup de vœux pour le succès de l’implantation rue Royale. Et attendons avec confiance les étapes suivantes.